À la une / Économie

Covid-19 : Abdelaziz Djerad admet que l’Algérie vit une situation difficile.

Posté le 19/07/20

 

L’épidémie de Covid-19 qui joue les prolongations en Algérie, avec une recrudescence spectaculaire du nombre de contaminations depuis quelques semaines, ne fait pas que des victimes humaines. Elle laissera aussi des séquelles économiques et sociales a sous-entendu le Premier ministre algérien Abdelaziz Djerad lors de la réunion samedi à Alger avec les partenaires sociaux et les opérateurs économiques. 

« L’Algérie fait face à une situation économique difficile inédite, en raison de plusieurs facteurs, notamment la crise structurelle héritée de l’ancien gouvernement, la chute des cours des hydrocarbures et, enfin, la crise sanitaire due à la pandémie du nouveau coronavirus », a déclaré M.Djerad dans son discours d’ouverture des travaux de la rencontre tripartite – gouvernement, partenaires sociaux et opérateurs économiques – chargée d’évaluer l’impact du coronavirus sur l’économie nationale. 

Si l’ensemble de l’économie a été touchée par les mesures destinées à lutter contre la propagation de la pandémie de coronavirus, certains secteurs d’activités  ont connu « un grand préjudice » a poursuivi le Premier ministre, citant pèle mêle : « le commerce, l’hôtellerie, le transport, le tourisme, le bâtiment et les travaux publics, l’hydraulique… ».

Pour tenter d’atténuer les conséquences économico-sociales de la crise sanitaire – qui se sont ajoutées à celles de l’effondrement des cours du pétrole – les pouvoirs publics ont dû réagir en mettant en place un certain nombre d’aides telles  que « des allégements fiscaux et parafiscaux ainsi que des facilitations bancaires en faveur des entreprises », s’est félicité le chef du gouvernement. 

Et d’ajouter : « Nous sommes conscients que le redressement et la relance socio-économiques ne sauraient se concrétiser sans des entreprises équilibrées et un pouvoir d’achat suffisant pour les ménages, afin de booster la dynamique économique ».

De son coté, le ministre des Finances Aymen Benabderrahmane a indiqué que l’Algérie avait consacré 65,53 milliards de dinars à la lutte contre le coronavirus. Concrètement, les sommes débloquées ont globalement concerné le matériel de protection (12,85 mds dont 12,64 mds pour le ministère de la Santé), l’indemnité exceptionnelle pour les agents de l’Etat chargés de lutter contre l’épidémie (24,39 mds), l’opération solidarité « Ramadhan» (22 mds) et le rapatriement des Algériens à l’étranger (3,32 mds)

S’adressant ensuite à l’ensemble des membres de la commission, Abdelaziz Djerad a souhaité que les conclusions liées à l’impact du Covid-19 se fassent « de la manière la plus objective » car, dit-il, l’objectif est de « préparer l’après-crise sanitaire et de préserver aussi bien chez les entreprises que chez les travailleurs, un engagement solide dans la nouvelle bataille pour le redressement économique de notre pays ».

A noter qu’à l’issue des débats, un rapport sera rédigé avant d’être examiné prioritairement – en tant que point numéro 1 – lors de la prochaine réunion du Conseil des ministres, le 26 juillet prochain.

Mansouria Fodeili