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Algérie : Impact du Covid-19 et relance économique au menu du Conseil des ministres.

Posté le 29/07/20

 

 

 

Abdelmadjid Tebboune a présidé dimanche le Conseil des ministres par visioconférence. Au menu des discussions figuraient, entre autres,  les mesures destinées à atténuer l’impact économique et social des conséquences du Covid-19 sur les entreprises, les programmes de relance de certains secteurs économiques et le renforcement de l’arsenal juridique pour une meilleure protection des personnels de santé. Nous vous détaillons ci-dessous les principales mesures et orientations prises à cette occasion.

 

1-Incidences économiques et sociales causées par la crise sanitaire 

 

Le Gel du paiement des charges financières et des obligations fiscales et parafiscales dues par les opérateurs économiques pour la période correspondant à la période de confinement. Aucune sanction ou paiement de pénalités ne sera exigé de ces opérateurs durant cette période.

Une Allocation destinée aux petits métiers (taxieurs, coiffeurs, etc.) d’une valeur de 30.000 Dinars, pendant une période de 3 mois, sur la base d’une évaluation rigoureuse de la situation de chaque corporation pendant les 4 derniers mois.

– L’Evaluation des préjudices subis et des manques à gagner enregistrés par les opérateurs économiques  (les petites et moyennes entreprises et les petits métiers).

 

2-Le secteur de l’Industrie 

 

S’agissant des acquisitions d’usines usagées, un certain nombre de garanties sont exigées :

– Un outil de production acheté viable, acquis produit en main, et n’ayant pas servi plus de cinq (05) ans au jour de son acquisition.

– Un outil de production importé incessible pendant une durée qui soit au minimum de cinq années.

Limportation de véhicules neufs au niveau national et par le fait d’opérateurs nationaux. 

– La rédaction ultérieur d’un texte régissant l’ intervention des opérateurs étrangers dans ce secteur.

– La mise en place de mesures fiscales et douanières destinées à encourager l’importation des véhicules électriques.

–  L’intégration à  70%, dès la première année, pour le montage des produits électroménagers.

– L’obligation dun taux d’intégration de 30% au minimum pour le montage de véhicules avec pour objectif de parvenir à créer un process complet et à la mise en place d’une véritable industrie mécanique.

La stabilisation du dispositif légal en lui conférant une durée de vie d’au moins 10 ans.

 

3-L’Agriculture et le Développement Rural 

 

– L’installation d’usines de transformation des produits agricoles dans les zones de production.

– La mise en place un institut spécialisé dans l’agriculture saharienne, en faisant appel, au besoin, à la coopération internationale avec les partenaires étrangers qui ont acquis une expérience avérée dans le domaine.

– La création d’offices et de structures qui permettent une synergie avec les agriculteurs.

– Le développement en priorité les filières suivantes : oléagineux, le maïs, les produits sucriers, de même que des filières particulières comme l’apiculture sans oublier le secteur de l’élevage et son pendant de production laitière.

 

4-La protection des professionnels de santé 

 

Face à la recrudescence des actes d’agression des professionnels de la santé, l’arsenal législatif se durcit. Le texte prévoit ainsi  :

-Une condamnation de une 01) à trois (03) années pour toute agression verbale.

-Une condamnation allant de trois (03) à dix (10) ans pour toute agression physique selon la gravité de l’acte.

-Une condamnation allant jusqu’à la perpétuité en cas de décès de la personne agressée.

– S’agissant des pertes matérielles, en plus de la condamnation à une peine de deux (02) à dix (10) ans, une pénalisation financière sera appliquée de l’ordre de trois millions (03) de dinars, à laquelle s’ajoute la demande de réparation présentée par l’établissement agressé.

 

5-La Justice 

 

– L’intégration dans le dispositif juridique des cas d’actes criminels entrepris sur instigation d’autrui.

 

6-Une prime d’assurance pour les personnels de santé 

 

– L’instauration d’une prime d’assurance spéciale, prise en charge par la Présidence de la république, qui viendra couvrir les risques encourus par les personnels de la santé publique directement concernés par la prévention et la lutte contre la Pandémie du Coronavirus (Covid-19).Cette prime sera souscrite auprès de la CAAR  dans la limite de 3500 dinars par mois, pour un capital de 2 000 000,00 DA. Elle concernera un effectif de 266 113 personnes.

 

Mansouria Fodeili