Économie

Algérie : Croissance économique négative de 3,9% au premier trimestre 2020.

Posté le 26/07/20

 

L’Algérie a connu une croissance économique négative de -3,9% au premier trimestre 2020, contre +1,3% sur la même période en 2019, a indiqué l’Office nationale des statistiques (ONS). Ce net recul est du à la crise sanitaire mondiale du coronavirus et à la chute des cours du pétrole qui frappe l’ensemble des pays producteurs. 

Dans son premier rapport trimestriel de 2020, l’Office national des statistiques écrit que le taux de croissance du Produit Intérieur brut (PIB) – hors hydrocarbures – s’est établi à -1,5% tandis qu’il était positif (+3,6%) un an plus tôt. 

« Le premier trimestre de 2020 a été caractérisé par des accroissements négatifs, notamment dans les secteur des hydrocarbures, les services marchands (les transports et communications, le commerce, les services fournis aux entreprises et aux ménages, ainsi que les hôtels-cafés-restaurants) et les services non marchands (les affaires immobilières, les services financiers et les administrations publiques) », détaille l’ONS.

Particulièrement impacté par le double effet du ralentissement de l’économie mondiale et de l’apparition de la pandémie de Covid-19, le secteur des hydrocarbures a beaucoup souffert en reculant nettement de  -13, 4% contre -7,1% sur les trois premiers mois de 2019. En cause, la chute de 16,9% des cours de l’or noir qui a entrainé « un baisse nominale de 8% ». 

Traditionnellement en croissance positive, les services marchands ont quant à eux chuté de -2,8% alors qu’ils avaient connu une hausse de +5,0% sur la période de référence de 2019. Ces mauvais chiffres sont dus aux conséquences du confinement qui ont touché divers sous-secteurs tels que : les transports et communications (-4,8% contre +5,3%), hôtels, cafés et restaurants (-2,7% contre +5,5%), commerce (-1,5% contre +4,8%) et enfin les services fournis aux ménages (-1,8% contre +3,8%).

Le non-marchand a subi le même sort (-1,6% contre +1,8%) en raison principalement de la baisse (-2% contre +1,7%) de la valeur ajoutée des administrations publiques.

Avec une croissance négative de seulement -0,5% en 2020 contre +4,9% en 2019, l’industrie est l’un des secteurs qui a le moins pâti de la conjoncture actuelle.

Si l’économie recule dans son ensemble, certains secteurs d’activités ont en revanche su performer. Ainsi, l’agriculture et le Bâtiment, Travaux Publics et Hydraulique (BTHP) on tiré leur épingle du jeu avec des taux de croissance respectifs de +2,3% (contre 2,9% en 2019) et de +0,8% (contre +2,9%). Tout comme les industries agroalimentaires qui ont progressé de +2,6% contre 2,7% sur le premier trimestre 2019.

L’Organisme public a en outre indiqué que le PIB avait subi une diminution en valeurs courantes de 5,3% contre une hausse de 2,8 % en 2019. 

En ce qui concerne le volume de la formation brute du capital fixe (les investissements), la baisse de 5,0% est signalée comme « importante » alors qu’une année plus tôt l’accroissement avait été de 5,1%.

.« Cette forte baisse de l’investissement est expliquée par le ralentissement de l’activité économique et aggravée par la crise sanitaire (Covid-19) qui a conduit à l’arrêt de certains chantiers, notamment, de la construction durant le mois de mars dernier », explique L’ONS.

Le recul des échanges extérieurs de marchandises et de services ont par ailleurs contribué à faire chuter, en volume, les importations de 16,3% et les exportations de 11,8% durant les trois premiers mois de l’année 2020.

Pour rappel, en 2019, l’Algérie a fini l’année 2019 avec une croissance économique de + 0,8% et un taux de croissance du PIB – hors hydrocarbures – de + 2,4%.

Mansouria Fodeili